CITY OF VIOLENCE

Publié le par Culte Team


Titre Original : Jjakpae / Réal. : Ryu Seung-Wan / Prod. : 2006 / Corée / 1h32 / Musique : Jun-Seok Bang

Riddick -> 4/6
J’ai découvert Ryu Seung-Wan avec Die Bad lors du 4ème festival de Paris qui se déroule chaque année en juillet. Première œuvre assez brute de décoffrage (qui est en fait plusieurs courts métrages assemblés) nous donnait l’occasion de voir une définition de l’action assez nouvelle dans le cinéma asiatique. Loin des chorégraphies millimétrées du cinéma Hongkongais alliées à un montage tout aussi millimétré, l’action coréenne lorsqu’elle ne pompe pas le cinéma étranger semble plus fouillis et assez bordélique. Aidée par des longs plans, ces scènes d’action font plus penser à de la bagarre de rue privilégiant l’efficacité et la dureté qu’à une réelle démonstration artistique.
Puis vient Arahan (qui n’a rien à voir avec Die Bad), une révélation pour moi : du cinéma Coréen s’inspirant du cinéma Hongkongais, japonais et américain qui ne ressemble pas à une coquille d’œuf vide, à l’inverse de beaucoup de productions coréennes plagiant le même cinéma précité qui sont souvent visuellement réussies mais complètement vides, dénuées d’âmes. Arahan réussi le parfait dosage entre humour coréen, chorégraphies millimétrées mais dans un style coréen tout en ayant une rythmique assez hongkongaise et en étant assez irréaliste par moment tel des super héros de mangas ou comics le tout magnifié par une mise en scène légère et recherchée : bref du pur divertissement.
Aujourd’hui le film qui nous intéresse est The City Of Violence qui n’a malheureusement pas la fraicheur d’un Arahan mais qui est autant généreux dans les genres qu’il brasse (Baston de rue, western - superbe musique - , policier, jeux vidéos) tout en se rapprochant de l’âpreté de son Die Bad, certains aimerons d’autres comme moi préférerons la légèreté d’un Arahan.
A l’instar d’un autre film vu récemment (Flashpoint) le pitch film est une simple histoire de vengeance (qui fait même sérieusement penser à Get Carter – La Loi Du Milieu). Mais à l’inverse de Flashpoint qui était complètement vide avec des personnages inintéressant ici on s’attache aux héros et même au méchant de service ultra caricatural mais tellement jouissif (bravo l’acteur !). Et ce, grâce au développement de l’intrigue (il n’y en pas dans Flashpoint). D’ailleurs il est amusant de constater en regardant les bonus du DVD que le réalisateur a eu l’intelligence d’enlever certaines scènes qui effaçaient tous les doutes que l’on pourrait avoir sur l’identité du méchant ce qui aurait diminué notre intérêt de suivre l’enquête des héros (même si les doutes ne resterons pas vraiment longtemps).
Mais je m’égare car le principal est l’action. En effet le film fut vendu comme LE film d’action ULTIME : de l’action non stop ! Et là encore il y a publicité mensongère (heureusement) puisque comme je l’ai dis il y a un minimum d’histoire (ce qui est primordial même dans un film d’action).
L’action se rapproche plus du style Coréen de Die Bad que du style Hongkongais. Ici le style de la rue et de la survie sont de mises non sans avoir insufflé une approche assez jeux vidéos : les héros accède d’un niveau à l’autre en combattant des ennemis de plus en plus redoutables (dont les quatre gardes du corps de la fin ultra classe tout de blanc vêtus), des combats de plus en plus difficile à gagner qui laisserons de plus en plus de marques physiques (des membres en moins) à cause des armes utilisées qui sont de plus en plus dangereuses (du bâton au sabre en passant par le couteau).
Le tout semble assez fouillis, cette impression est renforcé par les hordes (et c’est peu dire) de Bad Guys qui s’en prennent à nos deux héros qui répliques dans le plus pur style coréen : le tae kwan do. Vous verrez donc souvent nos héros tournoyés dans tout les sens (techniques de coup de pied) et courir pour fuir vers une sortie ou vers le niveau suivant ce qui donne d’autant plus cette impression de Bazard ambulant (rien à voir avec les coups bloqués et les contres du Kung Fu). Cependant l’action ne manque pas, cette approche rend les combats saisissants et les coups portés font mal, mention spécial à la scène du commissariat qui elle fait très Hong Kong ^^
Cependant il manque ce petit plus qui rend le film jouissif et jubilatoire ou peut être est-ce moi qui suit tellement habitué aux chorégraphies calibrée (formaté ?) Hongkongaise… (vous l’aurez surement remarqué tellement je l’ai répété… dsl).
NB : juste pour le ptit coup de gueule pour montrer qu’on pourrait faire en France ce genre de film si les TV  et les producteurs n’étaient pas frileux : coût de The City Of Violence : 2,5M d’euros coût de Bienvenue Chez Les Ch’tis (un film avec beaucoup d’effets spéciaux et d’effets de mise en scène donc) : 11M d’euros… qu’on ne vienne pas me dire que c’est un problème d’argent !
Support : DVD / VOSTFR

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
I

Autant j'avais apprécié Arahan, autant là j'ai trouvé The City of Violence d'une grossièreté affligeante. Alors oui, le film est efficace en ce qui concerne l'action, rien à dire là-dessus je suis
d'accord. Je trouve tout de même qu'il est pompeux et pompe. La réalisation est impersonnelle en allant chercher à droite et à gauche des plans et des mouvements de caméra dans le feu de l'action.
L'histoire et ses personnages sont d'un bateau monstre. Avec notamment l'éternel scène en flash-back qui rappelle l'amitié passé, c'est vu et revu... (merci à Friend) bon allez, je termine sur une
note positive ou presque : c'est tout de même dynamique et ça tape dure bien que malheureusement stéréotypé.


Répondre
C
Ça fait longtemps que je suis pas venu pas vrai?
Merci pour m'avoir mis en lien en tout cas!
Bon je viens pour te dire que le Tome 2 de Dead@17 est sortie comme ça t'interessait (vu ton com) bha voila le nouvel article sur le Tome 2 est en ligne!
Si c'est pas du SAV CZ je m'y connais pas! ;)lol
Répondre